Etudiants : Charles Defente admis à l’ESAD
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Portrait d’étudiant – Emilion Abraham : Des maths à l’art

Emilion Abraham, étudiant passé par Prép’art Paris, a été admis à l’ENSAD Paris, la HEAR Mulhouse, Strasbourg et Cergy après son année 2020-2021. 

Quelle est ta formation avant d’arriver à Prép’art ? 

J’ai fait d’autres études avant : des études de math, d’ingénieur du son et de langues. Au bout d’un moment, en explorant et en discutant avec des personnes, je me suis rendu compte que je voulais faire des études d’art. Sur le conseil d’amis, j’ai décidé de faire une année à Prép’art qui a une très bonne réputation.

Avant d’arriver à Prép’art avais-tu une idée de ce que tu voulais faire plus tard ?

Non, mon idée était seulement d’entrer dans une école d’art et je ne connaissais pas toutes les écoles.

Que t’a apporté ton passage à Prép’art ?

Énormément de choses. Déjà le fait de se retrouver avec d’autres personnes qui veulent aussi tenter des concours. Ce qui est enrichissant, c’est qu’il y a des personnes qui veulent faire de la mode, du design, de l’architecture ou du cinéma. C’est très enrichissant d’être au contact d’envies et de personnalités différentes. Et puis aussi le rythme : une première phase ouverte à toutes les pratiques et une deuxième phase où on a plus de liberté pour créer notre dossier. C’est une année pendant laquelle j’ai beaucoup travaillé. Je n’aurais pas pu le faire si je n’étais pas venu à Prép’art.

Sur quoi porte ton dossier ?

Mon dossier porte sur les notions d’interaction et de relation entre êtres humains. J’ai lu le livre de Nicolas Bourriaud, L’Esthétique relationnelle, qui revient sur certains artistes des années 90 qui ont mis en place des installations et des œuvres d’art pour donner un rôle aux visiteurs et aux spectateurs. C’est ce que j’ai essayé de faire dans mon dossier. Dans chaque création j’ai essayé d’impliquer le spectateur. 

Si tu devais définir ton dossier ? 

Ça serait relation, interaction et réflexion.

As-tu découvert de nouvelles pratiques cette année ?

Oui des pratiques et des références artistiques. J’ai découvert beaucoup de mouvements artistiques. Je pense que la partie théorique est très importante pour comprendre ce qu’on fait et comment le présenter. Avant de débuter l’année, je n’avais jamais dessiné de ma vie. J’ai appris à peindre, à dessiner. J’ai eu envie de faire d’autres choses et cela a boosté ma confiance. Je n’avais pas peur de tenter et de créer avec des médiums que je ne connaissais pas du tout.

Quel a été ton coup de cœur de l’année ? 

Tout au long de l’année, les enseignants m’ont donné beaucoup de références : elles ont fait sens par rapport à mes recherches. Que ce soient les cours d’histoire de l’art, les revues accessibles à l’école ou encore les sorties comme celle au Musée d’Orsay, tout a été important. Je n’ai pas eu un coup de cœur particulier mais je dirais que chaque référence m’a énormément servi. J’ai pu les lier les unes avec les autres. Il y a une possibilité de s’intéresser à plusieurs arts différents.

Comment décrirais-tu l’ambiance des ateliers à Prép’art ?

C’est une bonne ambiance. Le fait qu’il y ait des personnalités différentes, d’âges différents – j’ai 22 ans – est intéressant. Toutes les personnes qui viennent dans cette école ont conscience que pour réussir les concours il faut beaucoup travailler. C’est très stimulant de voir tous ces passionnés : cela crée une énergie positive et contagieuse dans le travail et la production artistique.

As-tu un souvenir marquant de ton année à Prép’art ?

Je dirais le tout début de l’année. Tout est nouveau et on apprend à dessiner pour la première fois et on apprend des notions d’art. Et aussi, j’ai utilisé une des salles de l’école pour faire une grande installation. J’ai pu avoir cette liberté-là, d’investir une pièce de l’école pour un de mes projets qui a énormément compté dans mon dossier.

Quels conseils donnerais-tu à un futur étudiant de Prép’art ?

S’il se pose la question entre plusieurs préparations privées, il peut choisir Prép’art sans aucun souci. Les profs sont vraiment présents pour les étudiants. Il y a aussi plein d’étudiants différents qui font de l’école un creuset très riche. Il y a plein d’idées qui émergent. Si tu as besoin d’un conseil sur quelque chose, les enseignants sont à l’écoute, tu peux aller les voir. C’est une grande équipe qui s’entend très bien et chaque classe a un tuteur. Pendant le suivi du dossier, c’est très agréable : on crée des choses et on a le retour des profs et parfois des autres étudiants. C’est très enrichissant. 

Quels sont tes désirs et tes futurs projets ?

J’ai eu la Hear de Strasbourg et de Mulhouse, Cergy et l’Ensad de Paris. Je n’ai pas eu la Villa Arson. Je pense que j’irai à l’Ensad parce que j’y trouverai un éventail de pratiques. Je n’ai pas envie de choisir aujourd’hui ce que je vais faire. Je pense que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Prép’art, c’était la racine et ça va pousser encore ; et maintenant je vais entrer aux arts déco. Je vais apprendre de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes. Je vais grandir en tant que personne. L’avenir me semble radieux et je suis très heureux.