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Portrait d’étudiant – Leila Blondel : Trouver son orientation dans le cinéma

Leila Blondel, étudiante passée par Prép’art Paris, a été admise à la HEAD de Genève en Bachelor cinéma après son année 2020-2021. 

Quelle est ta formation avant d’arriver à Prép’art ?

J’ai fait un bac littéraire spécialité cinéma à Vincennes. J’ai fait ma première année de prépa cinéma à Prép’art Toulouse puis la deuxième à Prép’art Paris.

Que t’a apporté ton passage à Prép’art ?

Déjà ça m’a permis de confirmer ce que je voulais faire dans le cinéma car je ne savais pas vraiment. Maintenant je sais que c’est la postproduction que je souhaite faire. Ça m’a permis aussi de réaliser de nombreux projets, de découvrir beaucoup de choses sur moi, sur ce que j’aimais faire, et sur le cinéma que je voulais faire. C’est que du plus en fait. Et puis surtout d’avoir eu mon concours.

Quels sont les domaines qui t’intéressent dans le cinéma ?

La postproduction. Le tournage, j’ai un peu du mal, je préfère la postproduction.

Sur quoi porte ton dossier ?

Grâce à Prép’art, j’ai eu la chance de pouvoir m’intéresser à plein de choses, que ce soit le documentaire ou la science-fiction, la photo expérimentale… Du coup, mon dossier est varié : il y a vraiment de tout avec tous les projets que j’ai pu tester. Je pense que ce qui ressort le plus, c’est sans doute mon engagement. Je souhaite dénoncer des choses et je pense que ça se ressent dans mon dossier. Par exemple, j’ai pu faire un film sur les violences faites aux femmes, les agressions sexuelles et le harcèlement. C’est un film que j’ai adoré faire. C’est mon projet préféré de l’année car il est très poétique. Je l’ai fait en animation, j’ai adoré ! Cette cause me tient à cœur. A l’avenir, j’espère pouvoir dénoncer les choses qu’il faut changer dans notre société. Ce serait le rêve.

Si tu devais définir ton dossier ? 

Varié, engagé et libre. Je ne me mets pas de barrières et je m’autorise tout.

Quel a été ton coup de cœur culturel de l’année ? 

J’en ai tout le temps donc c’est compliqué. Je dirais le dernier film que j’ai vu au cinéma Drunk de Vinterberg. C’est un film qui m’a beaucoup touchée, il parle de la vieillesse, de l’alcoolisme, des sujets qui m’intéressent beaucoup. Il parle aussi de la morosité de la vie, de la survie, c’est vraiment un film qui m’a beaucoup plu. J’ai vu tous les films qui sont sortis au cinéma mais c’est celui-ci qui m’a le plus marqué.

As-tu un souvenir marquant de ton année à Prép’art ?

Mon admission à la Head sans hésiter. Mais en fait c’est d’abord mon refus à l’Ecal de Lausanne, qui a été très brutal. Puis, une semaine après, j’apprenais mon admission à la Head, un vrai ascenseur émotionnel. Je n’y croyais pas car les résultats sont arrivés une semaine à l’avance. Quand j’ai eu le courrier, je me suis dit que je n’avais pas fait tout ça pour rien, que mes efforts ont fini par payer et que j’ai pu atteindre mon objectif et c’est tellement satisfaisant.

Comment décrirais-tu l’ambiance à Prép’art ?

En classe cinéma, on est très « entre nous », on n’est pas beaucoup avec les étudiants en art et on est très peu avec les 1e année cinéma. Nous ne sommes que 6 en 2e année, c’est une super ambiance. On adore travailler ensemble, on a exactement les mêmes valeurs, on s’aide, on se respecte toujours. J’ai passé la meilleure année scolaire de ma vie ici parce qu’on n’était vraiment pas beaucoup et on avait un suivi personnalisé pour chaque élève avec notre tuteur, Nicolas Lasnibat. J’ai adoré, ça va me manquer. 

Quels conseils donnerais-tu à un futur étudiant en cinéma à Prép’art ?

De ne pas lâcher parce que les concours sont très durs. C’est beaucoup de déception, beaucoup de travail. Après, si on n’est pas pris à un concours, c’est que ce n’est pas pour nous à cet instant et qu’il y a quelque chose de mieux qui nous attend. Mon cas avec l’Ecal et la Head. S’accrocher, ne pas baisser les bras, ne pas perdre confiance en soi pendant les coups de mou. Chaque dossier est intéressant, tout le monde a quelque chose à dire.

Quels sont tes désirs et tes futurs projets ?

Trouver un appartement déjà à la frontière française (moins cher), faire plein de films, plein de rencontres. Apprendre plein de choses encore autant sur la technique que sur la création. M’engager encore plus sur les causes qui me sont chères, juste grandir et faire mûrir mes projets aussi.