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Portrait d’étudiant : Trouver son orientation comme Lili Boumediou

Lili Boumediou, étudiante passée par Prép’art Aix-en-Provence, a été admise à l’ESAD de Reims et l’ESAAA de Annecy après son année 2021-2022. 

Quelle est ta formation avant d’arriver à Prép’art ?  

J’ai passé un baccalauréat  algérien Maths/elem spécialité mathématique  physique. Je m’étais inscrite  à l’école polytechnique de Alger, mais j’hésitais je ne  savais pas, du coup, si j’allais  être prise  Prép’art ou pas si  j’allais avoir mon visa.  

Avant d’entrer à Prép’art  avais-tu déjà pour objectif  d’entrer dans une école particulière ou des désirs  de métier ? 

J’ai décidé de faire architecture, mais je m’étais rendu compte que je m’intéressait aussi à l’art et au design et donc j’ai décidé justement de faire  Prép’art pour me décider, pour prendre une décision et voilà, c’est ce qui c’est passé pour moi cette année. 

Comment as-tu décidé de suivre les enseignements à Prép’art ? 

Je faisais des recherches sur des écoles d’art en France et vu que les prépa d’art, ça n’existe pas vraiment, en Algérie. C’était intéressant,  parce que je n’ai jamais eu  d’enseignement artistique, donc c’était déjà pour avoir une base et je savais que ça pourrait être compliqué de  passer des concours sans  une prépa, sans un suivi et  c’est pour ça que j’ai décidé  de faire Prép’art. 

Que t’a apporté ton passage à Prép’art ?  

J’ai rencontré beaucoup de personnes très créatives,  très sympathiques, c’était un peu une nouvelle vie donc Prép’art ça m’a apporté  une petite famille ici à Aix et au niveau des cours. J’ai découvert justement l’enseignement artistique et beaucoup de références culturelles. C’était surtout de  la nouveauté. 

Sur quoi porte ton dossier ? 

Mon dossier porte sur les souvenirs, mes origines, le rapport entre l’Algérie et  ma nouvelle vie. Je me suis  aussi intéressé à l’espace aux couleurs et à ce que ça peut apporter. 

Comment décrirais-tu  l’ambiance à Prép’art ? 

Comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est vraiment familial, on était peut. Donc ça fait que tout de suite,  comme je suis arrivé en retard, j’avais peur de ne pas m’intégrer et en fait,  ça s’est fait naturellement  et donc oui, je dirais que c’est une petite famille. 

Quel conseil donnerais-tu à un futur étudiant de Prép’art ? 

Il faut écouter les cours  d’histoire de l’art (Gaya), parce qu’en en vrai on  minimalise les références. Au début, on ne calcule pas forcément, mais au final on n’en a besoin parce que ça apporte beaucoup. Les jurys pendant les entretiens posent des questions là- dessus, c’est vraiment  important. Il faut bosser ses  références. Et puis sinon, ne pas avoir  peur de faire ce qu’on a  envie de faire. 

Comment as-tu vécu la  période des concours ? 

C’était vraiment spécial,  mais c’est passé vite. C’était intense pour certains moins pour d’autres, mais  les entretiens c’était aussi  spécial, on a dû se déplacer pour des jurys, d’autres non. C’était vraiment intense, mais au final sympa, parce  qu’il y avait une certaine ambiance surtout quand on passait à plusieurs le même  concours. On s’entraidait, on approfondissait des idées. 

Quelle a été ta méthode de travail ? 

J’avais jamais fait de recherche avant de faire un travail, donc ça  c’était nouveau. On nous pousse à beaucoup faire des recherches avant de vraiment commencer quelque chose. Que ce soit à partir d’un mot ou d’une phrase ou d’un film, il fallait vraiment faire des recherches et de là trouver une idée. Après, est-ce que moi je le faisais ? Pas tout le temps, mais j’apprends encore à le faire. 

Quelles relations as-tu développées avec les enseignants de Prép’art ? 

Encore une fois c’est une petite famille, ils ont été présents, vous avez été présents quand on n’en avait besoin. Quand on vous a appelé, vous étiez là. En fait, sans les profs, on aurait pas pu faire grand chose dans tous les cas. 

Comment t’es-tu renseigné sur les spécificités de  chaque école supérieure  d’art ? 

Sur les sites des Écoles d’art, mais moi pour les dernières  écoles et le dernier concours  que j’ai passé. J’ai découvert que beaucoup d’écoles postent des vidéos sur YouTube. C’est peut-être  plus simple pour certains de regarder les vidéos pour chaque spécificité. Moi je sais que ça m’a aidé pour mes derniers concours que j’ai passé. Donc, à chaque fois que je regardais, je checkais s’il y avait des vidéos et je regardais les travaux des étudiants de ces écoles.

Quelles écoles as-tu passées et lesquelles as-tu  obtenues ? 

J’ai passé l’ESAD de Reims, que j’ai obtenu. J’en ai passé beaucoup, l’ENSAD de Paris, mais j’ai pas été présélectionné, l’EESAB, je suis en liste d’attente pour Brest, Marseille et Annecy que j’ai obtenu et je suis en liste d’attente pour Bordeaux et je comptais passer Saint Étienne et Toulon j’étais pré-admise pour les deux, mais j’ai décidé de ne pas les passer, finalement. Pour l’année prochaine, je compte aller à l’ESAD de Reims. 

As-tu des souvenirs particuliers, des situations qui ont marqué ton année à l’école ?

Enfin là, comme ça je pense tout de suite aux  soirées, la veille des cours  et le lendemain. On se disait  (Rires), « Ah !, Geoffrey !  demain matin… » (Geoffrey,  prof de Design). Je pense que c’est vraiment, celui qui a subi le plus d’élèves fatigués à cause des soirées de la veille parce que c’était tout le temps, les jeudis soir. Mais sinon on a passé de très bons moments et ici à  l’école on a fait quelques bêtises dans les ateliers, les murs ont pris des coups. J’ai passé une bonne année, je vais essayer de garder que le positif et tout ce qui était négatif, les concours,  ça sincèrement, ça finit par passer. 

Quels sont tes désirs et tes projets futurs ? 

Je compte aller à Reims et sûrement faire du design d’espace et d’objets et peut être ensuite retenter ma chance, pour l’ENSAD de paris en architecture intérieur et postuler pour des écoles d’architecture, c’est l’idée pour le moment. Mais après je reste ouverte à tout.