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Portrait d’étudiant : L’approche pluridisciplinaire de Juliette Herry

Juliette Herry, étudiante passée par Prép’art Paris, a expérimenté divers domaines durant son année 2020-2021. 

Quelle est ta formation avant d’arriver à Prép’art ?

J’ai obtenu un bac S et ensuite, j’ai décidé d’intégrer Prép’art pour mieux me préparer aux concours des écoles d’art.

Comment as-tu décidé de suivre les enseignements à Prép’art ?

Je savais que je voulais étudier dans le domaine des arts appliqués. Je me suis renseignée et j’ai choisi d’intégrer Prép’art.

Avant d’entrer à Prép’art avais-tu déjà une idée de ce que tu voulais faire ?

Non, j’étais très large dans mon ouverture, j’avais envie de toucher à tout et j’ai continué de toucher à tout durant cette année. J’avais envie de continuer, d’expérimenter, de voir ce qui allait le plus me plaire, tout en sachant que j’étais attirée par le domaine du design. 

Que t’a apporté ton passage à Prép’art ? 

Cela m’a apporté énormément de choses, notamment la confiance : en mes projets et en moi-même car au départ, je manquais de confiance. Cela m’a apporté une vraie épaule, de l’écoute de la part des professeurs, qui sont vraiment là dans l’accompagnement. D’autant plus avec le tutorat, avec ma tutrice Véro, c’est quelque chose qui m’a permis de me reposer sur quelqu’un et d’avoir un interlocuteur pour me suivre et pour m’aider à mener mes projets à terme.

Sur quoi porte ton dossier ?

Mon dossier artistique est très large, il porte sur plein de sujets différents qui me plaisent. J’aime beaucoup travailler sur l’univers de l’enfance et du bio mimétisme. Le marron en est un exemple, un petit élément trouvé dans la nature qui m’a permis de développer des recherches et des projets autour de ce thème. Il y a aussi mes expériences personnelles et professionnelles comme mon passage chez Lidl, qui m’a permis de développer différentes productions sur les conditions de travail aujourd’hui.

Comment décrirais-tu l’ambiance à Prép’art ?

L’ambiance est très agréable et c’est super de travailler dans ces conditions. Les professeurs sont à l’écoute, on rencontre des étudiants qui sont supers et on se motivent entre nous. Il n’y a pas d’esprit de compétition, c’est vraiment basé autour de l’entraide, c’est quelque chose de très agréable auquel je ne m’attendais pas en arrivant dans une prépa.

Comment qualifierais-tu le rapport avec les enseignants de l’école ? 

Agréable ! 

Les enseignants de Prép’art sont vraiment à l’écoute, même si ce n’est pas nos professeurs habituels. Ils n’hésitent pas à nous donner différents avis, des conseils. C’est un accompagnement qui m’a été extrêmement précieux. Notamment avec l’autre enseignant de design Bruno Moretti. C’est vraiment cet échange continuel qui m’a porté.

As-tu un souvenir particulier qui a marqué ton année ?

Des souvenirs j’en ai plein ! Je m’en suis fait beaucoup en un an : ça va très vite et c’est très dense. Je me souviens d’une phrase de ma tutrice Véro en début d’année qui a déboulé dans l’atelier au moment des rendus de nos carnets d’été. J’avais fait un carnet d’observation sur mon expérience professionnelle chez Lidl en tant que caissière et elle m’avait pointé du doigt en me disant « J’adore Lidl ! On va parler de Lidl… » Et c’est ainsi qu’une partie de mon dossier a vu le jour.

Quels seraient tes conseils pour les futurs étudiants qui souhaitent intégrer Prép’art ?

Mon conseil premier serait : « Accrochez-vous dès le début ! ». Il faut commencer à travailler dès le commencement même si au départ ça va être compliqué et c’est en prenant ce rythme de travail que vous allez réussir à vous en sortir pendant les concours. Déstressez-vous, discutez, communiquez, parce que les enseignants sont là pour vous écouter et c’est ça qui est agréable. Et faire des recherches, développer sa curiosité, aller en galeries, s’informer car la culture générale c’est très important.

Comment as-tu vécu cette période des concours ? Surtout en cette période si particulière de confinement ?

Cette année, la période de confinement ne m’a pas du tout perturbé. À Prép’art, on a été très bien accompagné, l’école a continué à être ouverte pendant quasi toute la période de confinement. On a donc pu travailler en atelier et échanger en vrai. C’était indispensable et je les remercie d’avoir pu rester ouvert pendant toute cette période car je ne m’en serais pas sortie de la même façon si je n’avais pas pu venir.

Comment as-tu développé ta culture artistique alors que les lieux culturels étaient fermés ?

Il y a les cours d’histoire de l’art qui m’ont beaucoup aidée pour alimenter ma culture générale, cela m’a permis de découvrir plein d’artistes car nous avons eu très peu de possibilité de voir des expositions cette année.

Quelles écoles as-tu passées et quelle école as-tu choisie ?

J’ai eu l’Ensad de Paris, la Design Academy d’Eindhoven, l’Esad de Reims et de Saint-Etienne. Et j’ai choisi intégrer l’Ensad à la rentrée prochaine même si j’hésitais avec la Design Academy d’Eindhoven.

Quels sont tes futurs désirs et projets ?

Mes désirs pour les années à venir, sont encore très ouverts parce que même si j’ai passé mon année à expérimenter dans des domaines très différents, j’aime toujours cette pluridisciplinarité qui nous est offerte et j’ai envie d’en profiter pleinement. A l’Ensad mon souhait est de pouvoir continuer à toucher à tout. J’aime travailler les différentes matières et matériaux et j’ai envie de continuer d’expérimenter et d’explorer plein de voies. Comme le dit Bruno « on peut faire un projet à partir de tout ». J’ai donc envie de faire des projets à partir de tout ce qui m’intéresse. J’ai adoré mon année ici, c’était une très belle expérience.