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Portrait d’étudiant : Raphael Pommereau, entre art et science

Raphael Pommereau, étudiant passé par Prép’art Paris, a pu confirmer ses choix d’orientation durant son année 2020-2021. 

Quelle est ta formation avant d’arriver à Prép’art ? 

Avant d’arriver à Prép’art, je pratiquais déjà plusieurs disciplines en art. Même si j’ai fait une terminale scientifique, j’avais en tête de faire de l’art. J’ai décidé d’intégrer Prép’art car je savais que j’avais besoin d’une prépa pour trouver une orientation spécifique et pour me préparer à entrer dans les grandes écoles d’art publiques.

Comment as-tu décidé de suivre les enseignements à Prép’art ?

Au départ, j’avais une petite idée du domaine qui m’intéressait et j’avais besoin de Prép’art pour confirmer mes choix. J’ai pu découvrir et tester différentes matières et surtout celles qui m’intéressaient : le design et le design produit. Ça m’a permis de comprendre pourquoi je voulais poursuivre des études dans ce domaine.

Quelles écoles as-tu eues ?

Pour l’instant, j’ai été accepté à Goldsmiths de Londres et à l’Ensad à Paris. J’ai également été admissible aux beaux-arts de Paris. J’ai choisi d’aller à l’Ensad car je pense que c’est une école qui me correspond avec un enseignement très large et polyvalent.

Que t’a apporté ton passage à Prép’art ? 

Mon passage à Prép’art m’a fait mûrir, aussi bien dans ma manière de travailler que dans mon approche de travail sur un projet. Le début d’année a été assez bouleversant au sens propre du terme. J’ai dû sortir de ma zone de confort, cela m’a été très utile et va me servir pour la suite de mes études. Cela me donne une longueur d’avance pour la suite.

Sur quoi porte ton dossier ?

J’essaye de mélanger art et science. Je suis très influencé par mon parcours scientifique, c’est sans doute pour cette raison que je suis attiré par le design. Je trouve qu’il y a un côté rationnel dans le design qui me plait beaucoup. Soit j’illustre des concepts scientifiques, soit j’essaye de penser à des projets d’avenir concernant l’économie durable.

Comment décrirais-tu l’ambiance des ateliers à Prép’art et ton rapport avec les enseignants ?

L’ambiance dans l’école est très familiale. L’année à Prép’art demande beaucoup de travail, de la rigueur, mais on est tous soudés, on s’entraide. Pour être honnête, je n’ai pas du tout ressenti de compétition. Tous les profs sont bienveillants. J’ai de très bons souvenirs et j’espère rester en contact avec certains. Ils ont été très présents surtout pendant les concours, vraiment très présents. La relation avec les enseignants est très stimulante. J’ai vraiment eu l’impression de parler avec eux d’égal à égal, entre adultes. Ils m’ont aidé à prendre des décisions et à les assumer. 

Est-ce que tu as un souvenir marquant de ton année à Prép’art ? 

Oui, le concours de l’Ensad. Comme la plupart des étudiants, j’ai le don de me réveiller au dernier moment ! J’étais en stress et en panique quand j’ai dû déposer mon dossier, à 23h50, à dix minutes de la fin. C’est là où justement mon tuteur était là, Bruno Moretti. Il m’a aidé à convertir des vidéos pour que mon dossier soit envoyé dans les temps. Stress maximal mais je lui suis très reconnaissant d’avoir été là à ce moment. Son geste m’a marqué.

Quel conseil donnerais-tu à un futur étudiant de Prép’art ?

Plusieurs conseils : il faut être conscient qu’une prépa artistique, ça reste une prépa, donc ça demande beaucoup de travail, beaucoup de rigueur. Je pense que ce qui m’a aidé à réussir les concours, c’était de garder une approche rationnelle. J’ai compris que l’art était un domaine très vaste, très subjectif et qu’il fallait avoir une approche plus rationnelle pendant les concours.

Comment as-tu vécu la période de l’année pendant laquelle les restrictions sanitaires ont été appliquées ? 

Je l’ai plutôt bien vécue. On a eu la chance de rester ouvert toute l’année.  Nous avons pu poursuivre les cours normalement avec moins de monde dans l’école. Nous avons continué à produire et à avoir accès aux ateliers. Le seul petit bémol, c’est que l’on n’a pas pu aller à des expositions pour les cours de culture. Mais franchement, cela ne nous a pas été préjudiciable. 

Comment as-tu choisi tes concours ? 

D’abord, je me suis concentré sur les écoles où il y avait du design. Ensuite, j’ai regardé le classement des écoles, et petit à petit, je me suis tourné vers les écoles qui avaient un ADN qui se rapprochait du mien. C’est important de trouver une école qui partage nos valeurs.

Quels sont tes futurs projets et désirs ?

J’aimerais trouver un stage dans une entreprise de design pour commencer à avoir un peu d’expérience. Et aussi partir à l’étranger. C’est important pour moi. J’espère pouvoir faire des échanges grâce à l’Ensad.

Quel est ton dernier message ? 

L’année préparatoire à Prép’art, c’était très utile. Un an ça passe très très vite. Je me suis rendu compte que même si j’avais un petit bagage avant Prép’art, j’ai énormément appris. Ce n’est pas du tout une perte de temps de passer par une prépa. Ça permet de prendre confiance en soi et d’être très bien suivi. C’est juste indispensable pour passer les concours des grandes écoles d’art publiques et avoir le soutien de personnes qui connaissent tous les domaines de l’art.