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Portrait d’étudiant : L’année d’expérimentations de Louise Bourdieu

Apprendre à se connaître artistiquement, c’est aussi cela étudier à Prép’art comme pour Louise Bourdieu, étudiante durant l’année 2020-2021, qui est sortie de sa zone de confort.  

Quelle est ta formation avant d’arriver à Prép’art ? 

J’ai fait un Bac L, suivi d’un an d’histoire à la fac, puis un an de maquillage artistique. Je me suis tournée vers une prépa pour faire quelque chose de plus artistique.

Comment as-tu décidé de suivre les enseignements à Prép’art ?

En fait, l’histoire c’était trop scolaire et le maquillage trop professionnel. J’avais besoin de trouver quelque chose entre les deux pour me permettre de développer mon style et de savoir ce que je voulais faire. De travailler dans l’art plus largement. J’ai donc décidé d’intégrer Prép’art.

Avant d’entrer à Prép’art avais-tu déjà une idée de ce que tu voulais faire ? 

Avant d’arriver à Prép’art, je faisais déjà pas mal d’art appliqué, d’images, et j’avais vraiment envie de toucher à tout mais c’est vrai que ce sont l’illustration et le dessin qui m’ont poussée à venir à Prép’art.

Que t’a apporté ton passage à Prép’art ?

J’ai appris la discipline, pas dans le sens scolaire et stricte, mais dans le sens d’apprendre à être régulière, à produire beaucoup, ça cadre aussi au niveau administratif. Aujourd’hui encore, je sens que ça m’aide dans ma vie quotidienne d’étudiante. Prép’art m’a appris à sortir de ma zone de confort, à faire plein de choses que je n’avais pas essayées avant, même si parfois c’était difficile.

Sur quoi porte ton dossier ?

Je travaille beaucoup sur le féminisme, j’essaye de faire passer des émotions dans ce que je produis. Je parle aussi de la vieillesse, des animaux. Il y a beaucoup de couleurs, c’est très graphique. C’était une année d’expérimentations. J’attends la rentrée prochaine pour voir les thèmes sur lesquels je vais travailler.

Est ce que tu as une méthode de travail en particulier ?

J’écris énormément. Pour trouver une idée, je passe d’abord par l’écriture, ce qui me donne beaucoup de brouillons. Après je commence à dessiner en parallèle pour trouver des idées soit sur des sujets politiques soit sur un de mes projets, comme Alzheimer par exemple. Une fois que j’ai trouvé mon idée, je suis lancée et je m’y mets à fond ! 

Comment décrirais-tu l’ambiance à Prép’art ?

J’étais dans une super classe (E, tutrice : Stéphanie Mercier) où il y avait une super ambiance. Il n’y avait pas de compétition, pas de tentative de se descendre les uns et les autres. Les profs sont très présents, ils nous suivent énormément, ils sont toujours derrière nous, ce qui fait qu’au final on progresse. Ils sont très à l’écoute et c’est hyper cool.

Comment qualifierais-tu le rapport avec les enseignants de l’école ?

Nous sommes très proches, on les voit tous les jours, que ce soit ma tutrice Stéphanie Mercier ou Hélène Orain, prof d’histoire de l’art (6h par semaine). On finit par se familiariser avec eux. Ils sont toujours là pour nous pousser, à aller plus loin, à travailler plus, à sortir de nos petits mécanismes de confort et tout ça dans une ambiance très chouette et bienveillante.

Est-ce que tu as un souvenir marquant de ton année à Prép’art ?

Avec 2 copains de la prépa, Dylan et Arthur, on est resté travailler tous les soirs après les cours jusqu’à 20h. On travaillait ensemble, on parlait beaucoup, ça m’a beaucoup inspiré même si sur le moment on n’était pas toujours très productifs… Et ça c’est vraiment de très bons souvenirs.

Quels seraient tes conseils pour les futurs étudiants qui souhaitent intégrer Prép’art ?

Accrochez-vous, ayez confiance en vous, suivez votre instinct. Il y a de toute façon un moment où les concours se terminent et vous serez trop contents. Même si parfois c’est difficile il faut s’accrocher et croire en vous parce qu’il y a un moment où il y aura un déclic. Vous allez avoir plein d’idées et ça va fuser. Il faut vraiment vous faire confiance, c’est le plus important.

Comment as-tu vécu la période de l’année pendant laquelle les restrictions sanitaires ont été appliquées ?

Nous avons eu la chance d’être en présentiel assez longtemps, c’était cool. Mais passer les concours dans ces conditions, c’est extrêmement difficile. Il n’y avait pas d’échappatoire : on ne pouvait même pas aller boire un verre ou penser à autre chose le temps d’une soirée. En même temps, ça nous a permis de rester focalisés sur les concours et d’être hyper concentrés sur notre objectif. Psychologiquement, c’était plus difficile qu’en termes de moyen, car les profs étaient tout le temps disponibles. Stéphanie (Mercier) était très présente. Elle répondait à tous mes messages. L’encadrement à Prép’art est tellement solide que ça n’a rien changé au final.

Quelles écoles as-tu passées et quelle école as-tu choisie ? 

J’ai passé 10 concours. Je voulais vraiment en avoir un et j’étais en compétition avec moi-même. J’ai passé l’Ensad, Angoulême, la Hear de Strasbourg, l’Esad de Reims et j’ai eu l’Esam de Caen, l’Esal de Metz, l’Esal d’Epinal, l’Esaab de Rennes et de Lorient, l’Epsaa et le Dnmade du lycée Auguste Renoir. J’ai énormément hésité entre l’Epsaa de Paris et l’Esaab de Rennes, deux écoles très différentes. J’ai décidé d’aller à Rennes car j’ai envie d’expérimenter encore, de découvrir des choses, même si au fond je sais ce que j’ai envie de faire. J’ai envie de me laisser la chance de m’amuser encore un peu.

Quels sont tes futurs désirs et projets ?

J’aimerai bien faire enfin quelque chose qui me ressemble car jusque-là je n’ai fait que des études pour les autres en ne réfléchissant pas à ce que moi j’avais envie de faire. Les Beaux-Arts de Rennes c’est vraiment pour moi, je n’ai rien à me prouver, juste m’amuser, faire des choses qui me ressemblent et qui me plaisent. C’est très basique mais « être moi-même ! »

Un dernier mot ?

Prép’art… Vous m’avez bien cassé les pieds et grâce à vous, j’ai eu plein de concours et j’ai tellement progressé, changé. Merci pour tout – je reviendrai vous voir ! Bisous bretons…